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©Tim McKenna photography

Titaina vendeuse de Ramboutan

Titaina devant son petit étal au bord de la route 

En mai , lorsque l'on traverse la verdoyante commune de Papeari ( Tahiti ) où se situe le célèbre Jardin Botanique créé par Harrison Smith , l'on peut observer au bord de la route une étonnante concentration de charmants petits étals coquets ou sobres , dont les fruits suspendus ou posés en paquets éveillent les papilles , envoûtent les automobilistes avec leur couleur rouge chatoyante comme une promesse de satisfaire nos désirs de plaisir sucré . C'est la saison des Ramboutans !

J'ai cédé à la tentation , j'ai garé ma voiture sur un petit terrain de terre juste au pied d'un arbre de Ramboutan . J'étais fascinée , 30 ans que j'habite Paea et née à Tahiti , je n'en avais jamais vu de près , un arbre à la silhouette gracile et distinguée , j'étais persuadée que ces grappes de fruits denses et lourds étaient soutenues par un tronc plus massif et trapu comme le majestueux manguier . C'est là que j'ai pris conscience , que j'ai compris que la commune de Papeari était constellée de ces arbres aux fruits rouges enivrants , j'en avais le vertige !



L'étal de Titaina est charmant et sans prétention , je lui expliquais , avec un certain embarras , que je n'avais jamais vu de Ramboutanier de près , puis , elle m'invita dans son jardin sans aucune hésitation . Sympathique et attachante Titaina , une personnalité pittoresque , elle me rappelle la voisine ou la copine d'école que nous avons tous connu , un caractère typique , original , décomplexé , dont la bonne humeur et la simplicité est communicative .

Je la suivis et on se faufila par un étroit petit sentier caché par la végétation dense , je retenais mon souffle , j'avais le sentiment de m'immerger dans un autre monde , dans l'intimité de ces petits présentoirs familiers des marchands de fruits du bord de la route .



Juste derrière la petite baraque bleue à Ramboutan , le mari de Titaina préparait silencieusement et soigneusement les paquets de fruits rouges chevelus destinés à la vente , une scène inattendue et peu commune , dans une quiétude seulement troublée par le rythme régulier de la circulation clairsemée de cette élégante commune à 40 km de Papeete . Je me sentais privilégiée d'assister à cette démonstration inopinée dissimulée  du public dans la confidence du quotidien de cette famille .



Ce petit jardin ombragé et encombré par les majestueux arbres à ramboutans de toute les espèces , était douillet , on s'y sentait bien , en sécurité dans la simplicité et le confort sommaire mais non superficiel de cette modeste famille . Ce jardin de Ramboutan abritait deux maisons en bois , sages et sans orgueil , l'une d'elle qui semblait agoniser et prête à s'écrouler apesantie par le poids des années était occupée par la grand-mère .

Titaina m'énuméra avec dynamisme les espèces de Ramboutan en pointant son doigt vers la cime des arbres , elle m'expliquait qu'avec son mari elle s'occupait de réunir et vendre les ramboutants de toute la famille de Papeari , j'en déduisait que le petit jardin magique de Titaina n'était pas unique , il y en avait un peu partout dans la jolie commune , discrets et insoupçonnés , une petite coopérative familiale gérée par la pétillante Titaina .


Elle se tempéra soudainement ,  un petit silence puis rajouta avec pudeur et un peu de honte : " tu sais moi et mon mari on ne travail pas , alors on fait les Ramboutans ! ". Je lui répondis que ce qu'elle faisait c'était du travaille et que c'était tout en son honneur , puis d'un geste , sans une parole elle ouvrit mes mains et y déposa délicatement un paquet de fruits rouges et sucrés : " c'est pour toi me dit-elle , mange ! " .

Je les quittais avec tendresse , avec la satisfaction d'avoir fait une rencontre brève mais riche en générosité , l'accueil et le sourire de Titaina et son mari confirmait l'affection que j'éprouve pour ce peuple Polynésien affable et attendrissant  .



A savoir : Le ramboutan, aussi appelé litchi chevelu, est un fruit tropical d'Asie issu de l'arbre du même nom Nephelium lappaceum. Il appartient à la même famille que les litchis, les longanes et les quenettes. Indigène de Malaisie il a été introduit à Tahiti par Harrison Smith vers 1930 . C'est un fruit très prisé à Tahiti , les polynésiens le vendent par grappes au bord des routes. Le ramboutan a une saveur sucrée et parfumée ou acidulée, selon les variétés. Il contient plusieurs substances nutritives telles que du glucose, des minéraux et de la vitamine C. Il est consommé frais, en cocktail de fruit ou en confiture.

De Tahiti à Tematangi une vie de douleur

Mes voisins, une famille soumise aux rigueurs du destin ; Naomi la maman, pilier de cette cellule familiale ordinaire en Polynésie, 6 enfants, le papa qui gagne le smic et la maman qui est comme toutes ces fabuleuses mères de familles nombreuses, étonnantes par leur polyvalence, leur énergie et leur ténacité.

Naomi a emménagé comme nous au début des années 80 dans le grand lotissement social de Paea ( Tahiti ) géré par l'OPH ( Office Polynésien de l'Habitat ) où je vis toujours. Sa maison est en face de la nôtre, une complicité s'est tout de suite installée entre elle et ma maman, elles sont devenues les meilleures amies du monde, la douceur de Naomi et le fort caractère de ma mère équilibrait cette symbiose parfaite dans leur relation .

Nous menions une vie agréable dans notre quartier populaire, des enfants partout qui jouent sur les chemins goudronnés, les mamas trop absorbées par leurs corvées quotidiennes pour se préoccuper de la petite dernière qui sanglote parce que ses grands frères l'ont chahuté. A la fraîcheur de la tombée de la nuit quand les enfants sont douchés, les maris repus et assommés par le repas préparé par leurs efficaces épouses, les mamas se retrouvent dehors à la lumière des lampadaires qui clignotent et vacillent, fatigués d'être malmenés par les salves de cailloux reçus et propulsés par une bande de gamins turbulents. Une pause nocturne qui les soulage de leurs journées frénétiques. Elles refont le monde, parlent de leurs difficultés communes, indiscrétions, cancans, fou-rire, nos mamans étaient nos héros !

Tavita à Tematangi

Mais voila, la fatalité frappe aux portes de toutes les familles, mais il est des destins qui nous touchent plus particulièrement. Au début des années 90 le mari de Naomi est licencié, trop âgé pour retrouver du travail, découragé. Naomi combattive et valeureuse fait de son mieux pour maintenir la cellule familiale en faisant du ménage, en vendant du firifiri, elle prépare elle-même le pain pour faire des économies, mais ils sont à bout, ils finissent par se résigner. Un jour ils décident de partir, de tout plaquer et de recommencer à zéro, ils partent pour Tematangi .

Tematangi Atoll des Tuamotu situé à 121 km à l'ouest de Moruroa, l'atoll le plus proche, et à 985 km au sud-est de Tahiti. ( photo : Mermoz ) 


Naomi, douce, intelligente, débrouillarde, retrouve le sourire à Tematangi ( 57 habitants en 2002 ) ses hommes travaillent péniblement dans les cocoteraies, le Coprah suffit néanmoins à les faire vivre. Naomi alterne les petits boulots : femme de ménage dans l'unique école de l'île ( qui n'a qu'une seule classe ) puis elle est responsable de la petite station de Radio VHF, seul lien avec Tahiti pour les petits atolls de Polynésie française perdus dans l'océan. Nos communications relayées par Mahina radio étaient singulières et amusantes pour nous les gamins. L'opérateur " allo ici Mahina radio, je vous passe Tematangi " - Grésillement , petite voix imperceptible émergeant du Néant - Naomi  : " Allo Allo ici Tematangi , tout va bien, tout va bien et vous ça va et vous ça va ... à toi " - Tahiti : " ça va bien , ça va bien, à toi " ... La vie à Tematangi pour la famille est rude mais acceptable .

Tavita le dernier de la famille est né dans ce nouvel environnement, il n'a pas connu Tahiti, un enfant vif et malin qui ne parlait pas un mot de tahitien ni de français, seulement la langue de son atoll .

Quelques courtes années après leur nouvelle vie, le père meurt, l'oisiveté gagne les garçons qui partent pour Tahiti, Naomi refait sa vie à Tematangi toujours aussi combative malgré l'adversité.
Mais notre douce et courageuse Naomi finit par nous quitter à son tour à l'âge de 45 ans, terrassée par des années de tabac aspiré sans interruption et surtout par le manque de soins, trop isolée sur son atoll dépourvu d'Aérodrome et approvisionné par les rares passages des goélettes venues de Tahiti .

Le pilier qui assurait la stabilité de la structure familiale s'est effondré, une profonde tristesse à gagné les deux familles, finies les amusantes communications sur la VHF, finies les longues discutions entre les deux mères de famille .



Vitre brisée après une violente bagarre fratricide 


Un énorme vide s'est installé, un sentiment de carence affective incurable nous à grignoté. A l'exception de sa fille unique restée à Tematangi, toute la fratrie c'est retrouvée dans la promiscuité et le dénuement total dans la maison familiale de Paea qui tombait en ruine comme cette famille sur laquelle le sort semblait s'acharner. L'alcool, le paka, le chômage sème la discorde au sein du foyer, un combat fratricide se joue chaque week-end devant nous dans le fracas des vitres et des bouteilles de Hinano brisées.

Leur maison 

Robert qui a un emploi stable,  le frère sage, honnête, sérieux et sa femme Juliana font de leur mieux pour maintenir hors de l'eau la famille, ils prennent en charge les 2 frères marginaux, le désormais jeune homme Tavita ( déscolarisé très jeune après la mort de sa mère ), le neveu confié par la sœur pour continuer ses études à Tahiti. En plus de ces 4 personnes, Robert doit aussi payer le loyer et les dettes de la famille comme un héritage maudit. Ils vont pêcher le week-end dans le lagon Pollué de Paea pour ramener du poisson dans la marmite, Juliana Fait des petits travaux et du repassage chez nous en échange d'une modeste rémunération.


Juliana 

Que reste-t-il de nos belles années, de ces beaux souvenirs d'une vie en communauté agréable ? Il reste la douleur et le courage de ces quelques individus qui doivent succéder à leur parents, abattus mais aussi galvanisés par le malheur et les responsabilités. A Tahiti, pas de RMI ni d'allocation chômage, la survie repose sur la solidarité dans les quartiers, sur la volonté, chacun prend en main son destin et s'occupe des ses proches qui titubent ébranlés par la misère sociale. Courage Robert et Juliana !





Mon beau-frère ce Aito


Photo : Moana iti 

Faatau , un grand gaillard originaire de Rurutu , son caractère bourru , ses manières rudes ont pu en étonner quelques-uns , il se plaît dans les réparties , fabulateur , imposteur , mon beau-frère n'est pas un enfant de coeur mais sous ses airs peu accommodants ce dissimule un coeur bienveillant . Un homme rude , qui manque souvent de maturité mais capable de faire preuve d'une grande tendresse à l'égard de ses enfants . Ce grand costaud  qui a eu une enfance et une vie modeste ,  dont la scolarité fut brève , se divertissait à nous raconter avec audace que son école était celle de la vie , il l'appelait " l'école des fleurs " , en effet cet homme s'est formé seul , il a une aptitude d'autodidacte naturelle mais pas structuré , l'envie d'apprendre , l'enthousiasme , la passion dans l'effort , un débordement  dissipé qui peut parfois compenser son manque de rigueur !

Photo : Moana iti 






Il a construit la maison de ma soeur à Rurutu , a fait divers travaux à la maison , les finitions de leur maison de Moorea , de l'escalier qu'il à fabriqué lui-même jusqu'au plafond . Une extreme Polyvalence dans les travaux manuels que beaucoup d'hommes pourraient lui envier  , mais,  à l'image de son imposante stature de Maohi , mon beau -frère est taillé pour les grands ouvrages , l'habileté , la précision , la patience , lui font défaut , son tempérament d'enfant turbulent ne se conforme pas à l'exigence dans la finesse et l'application d'un geste ! Néanmoins avec le temps , la quarantaine passé , il s'ajuste , il se modère , se Normalise , il peut enfin apprivoiser son énergie ( les courbatures de l'âge aidant ) vers des activités plus minutieuses . Depuis quelques mois Faatau c'est lancé dans un nouveau projet : la conception de Ukulele . 

Photo : Moana iti 

En pénétrant dans son atelier j'ai été fascinée par cette belle lumière diffuse , cette petite odeur de poussière et de vernis , par ces pièces de bois sur le plan de travail qui prennent du relief , transmettent la lumière et la profondeur , une pièce habité d'une douce sérénité ! Il tâtonne , analyse , réfléchit , il prospecte , il s'acharne , apprend , essaie , 1 , 2 , 3 prototypes , utilise du bois de récupération , joue avec les couleurs , perd patience , écoute les tonalités sporadiques , inégales , tourmenté il recommence . Obstiné il à néanmoins réussi à créer de beaux Ukulele , avec la seule volonté de son entêtement et son envie d'apprendre ! Je suis émerveillée par ces instruments suspendus se balançant délicatement dans le vide , bercés par la brise , la lumière jouant avec les reflets du vernis fraîchement posé sur le bois parfumé ! Mon beau-frère ce Aito ! 

Photo : Moana iti 

Photo : Moana iti 

Photo : Moana iti 

Rencontre avec une famille de pêcheur de Inaa

Photo : Moana iti 


Samedi 13 Octobre 2012 , je souhaitait prendre en photo et découvrir la pêche aux Inaa , ce délicieux beignet d'Alevin consommé depuis l'enfance , cuisiné avec amour par nos mamans et nos grand-mères ,   évocation de souvenirs comme la douceur dans le geste ferme et ordonné des mains de ma maman qui peignait mes longs cheveux de petite fille avec du Mono'i , l'agréable odeur de cette huile parfumé se répandait dans la maison le matin , essence , goût , contact , images de notre enfance que l'on aimerai restituer !

Je me suis donc documenté sur internet , j'ai enfin appris et re-découvert ce petit poisson qui nous amusait tant quand on était gamin , vendu dans des sachets par les fameux pêcheurs crieurs qui sillonnaient les quartiers pour vendre leur pêche du matin .


Inaa dans le vivier , papare -Photo : Moana iti 

Voici donc ce que j'ai appris :

Le terme « inaa » se réfère aux alevins de certains gobiidés qui sont consommés périodiquement par les populations de Tahiti, Moorea et de certaines îles des Tuamotu.

A la Réunion, ils sont appelés « bichiques » - la « poutine » de Méditerranée est équivalente. Les gobies de rivière adultes sont appelés « o’opu » à Tahiti et « kokopu » aux Tuamotu (...)


Le cycle des gobies de rivière est le suivant :
  •  les adultes (taille entre 10 à 15 cm) pondent en rivière 
  •  les œufs fécondés sont emportés dans l’océan puis vont éclore donnant naissance à des larves 
  •  les larves se développent au stade alevin dans l’océan, et deviennent « inaa » 
  •  au bout d’1 à 2 mois, les alevins de couleur rose reviennent dans « leur » rivière - c’est à ce moment qu’ils sont capturés 
  •  les alevins (taille entre 2 à 5 cm) qui recolonisent la rivière deviennent noirs et le cycle est bouclé.
En général, la pêche se déroule à l’embouchure des rivières, mais il arrive que les bancs soient capturés pendant leur progression dans le lagon ou même au large.

La période favorable de pêche se situe entre les mois de juin et septembre, mais il arrive qu’il y ait des décalages certaines années.

Les bonnes pêches peuvent générer plusieurs tonnes de captures en une seule journée. Les « inaa »peuvent être conservés vivants 1 à 2 jours dans un vivier appelé « papare ». Installé dans la rivière ; pour certains, ce traitement améliorerait le goût du « inaa ».

Source : Direction des Ressources Marines


Photo : Moana iti 

Mes recherches mon menées vers une documentation théorique complète , mais le cours magistral ne me suffit pas , je suis une émotive , je veux toucher , sentir , écouter , accomplir cette quête vers l'évocation de mon enfance ! J'ai donc décidé de parcourir les rivières de Tahiti sur la côte Ouest en ce Samedi matin ensoleillé , en Octobre c'est la fin de la saison , je m'attendait donc à une mission incomplète , quelle fut ma surprise et mon émotion lorsque j'ai aperçu cette famille de pêcheurs , reconnaissables de loin avec les grandes épuisettes posées sur les rochers et dans les 4X4 .

 La famille originaire de Papenoo se reposait tranquillement à l'ombre des Purau , ils semblaient attendre que le temps passe dans une langueur monotone mais affables , paisibles à l'image de ce peuple Polynésien bienveillant , les enfants jouaient , le père recousait ses filets , le grand-père soupirait , la maman préparait les casse-croûtes , une des filles du grand-père considérait la surface de l'eau avec beaucoup d'attention de concentration et de patience , agrippant avec un geste sure et aguerri la grosse épuisette dans ces mains de Vahine .

photo : Moana iti 

Le grand-père me parlait ( en tahitien ) de son irritation , des interdictions de pêcher dans certaines rivières , des abus de certains pêcheurs du Dimanche qui pillent les cours d'eau sans respecter la réglementation , de la sur-exploitation de cette ressource sans aucune retenue , sa famille ne vie que de la pêche , quand ils arrivent , la rivière est déjà vide , les services communaux et associations les mettent en garde , leur demande parfois de partir , le grand-père est amer !

Sa fille prend la vie avec philosophie et parcimonie sans doute par dépit , elle me racontait les difficultés du métier , les jambes pétrifiés par le froid , engourdies par les heures passées debout dans le tourbillon glacé des rivières , le dos qui souffrait , les courbatures , le poisson qui se fait rare , les fins de mois difficiles , à la fin de la saison des Inaa ils enchaînent sur celle du Ature qu'ils vont pêcher dans le lagon de Mahina , payer les mensualités des 4X4 , engin nécessaire au transport de tout le matériel et adapté au relief des zones de pêche . Avec toute la candeur aimable et douce des Polynésiens , un grand sourire sur son visage au teint brun marqué par le soleil ,  elle fini par ajouter ,  qu'ils arrivent à survivre et qu'ils étaient heureux .

Voir Aussi : Beignets de Inaa , Recette illustrée
photo : Moana iti
Photo : Moana iti 

Bonbon coco

photo : Moana iti 



Pour 30 bonbons ( 20 mns ) cuisson : 2 heures

- 2 noix de coco râpées
- 1 kgs de sucre
- 2 verres d'eau
- le jus de 4 citrons vert
- papier huilé

Pressez le jus des citrons dans un bol, enlevez les pépins et réservez.
Dans une casserole mettez la pulpe de noix de coco râpée, le sucre l'eau
et le jus des citrons verts. Faites cuire à feu moyen pendant 5 minutes et en 
remuant vigoureusement avec une spatule en bois.

Baissez alors le feu et laissez mijoter pendant 2 heures à feu très doux, en
remuant de temps à autre et en rajutant de l'eau si nécessaire.
Au bout de 2 heures de cuisson, prenez un peu de la préparation et trempez
la dans un bol d'eau froide. Si la pâte reste solide sans se désagréger dans
l'eau, arrêtez la cuisson. Dans le cas contraire, continuez à faire cuire 
quelques minutes de plus avant de refaire le test de l'eau froide.

Laissez refroidir la pâte jusq'à ce que vous puissiez la toucher sans vous brûler
puis façonnez-là en forme de petites boulettes de la taille d'une bouchée et 
enveloppez chaque boulette dans du papier huilé.
Ces bonbons se conserveront plusieurs jours dans un bocal bien fermé.

Note : cette recette peut aussi se réaliser avec de la noix de coco séchée. 
Prenez 350 grs de pulpe de coco séchée et faites la tremper pendant 1/ heure 
dans de l'eau froide puis égouttez-là soigneusement, sans la presser, avant de 
l'utiliser comme de la pulpe fraîche.





TAMA'A MAITAI 


Photo : Moana iti 

Beignets de Ina'a

Photos : Moana iti 


Les Ina'a sont des alevins de Gobidés pêchés a l'embouchure des rivières leur lieux de naissance d'origine , les oeufs sont emportés vers l'océan où ils vont éclore et dès que les larves ont atteint le stade d'alevin ils retournent re-coloniser les rivières , devenir adultes , pondre et le cycle recommence . La période de pêche se situe entre le mois de Juin et Septembre mais il arrive qu'il y'est des décalages certaines années c'est pour cela que l'on peux encore en trouver a Tahiti en ce mois d'Octobre 2012 . Les pêcheurs font la tournée des quartiers pour les vendre à la criée ou au bord des routes , on les trouve aussi au marché . Préparés en omelette ou en Beignets ils sont dégustés avec du riz , de la salade ou nature . Cette recette est celle traditionnellement préparé a la maison par ma maman , le dosage est donc approximatif ! 


Ingrédients :
- 500g de ina'a
- Oeuf 
- Tomate
- Oignon vert
- sel , poivre
- Huile de friture

Préparation de la pâte :
1 verre de farine sans levure



-Laver soigneusement les ina'a et les égouter
- Hacher finement la tomate et les oignons vert 


- Incorporer la farine , les oeufs , les tomates et l'oignon vert au saladier d’Alevins 
- Saler, poivrer 
- Bien mélanger le tout ( la pâte doit être assez liquide )



-Remplir une louche de pâte et la verser dans le bain de friture en décrivant un mouvement circulaire,pour donner au beignet la forme d'une crêpe.


Laisser dorer durant quelques minutes puis égoutter sur du papier absorbant. Faire de même avec le restant de pâte . 


C'est prêt , Servir avec du riz ou de la salade , Tama'a maita'i ! 





Beautiful Harvest Moon

The beautiful setting of the Harvest Moon as seen from the lagoon of Tahiti at dawn








Slice of life - Tranche de vie

Enfants de Faa'a ( Tahiti ) de corvée de ramassage de bois a l'ombre d'un petit arbre et avec le sourire .
photo : Moana iti
Au Lieu dit Afu dans la commune de Paea ( Tahiti ) une jeune fille contemple le sublime coucher de soleil les surfeurs profitent des dernières vagues et une brise rafraichissante vient compléter ce moment rempli de sérénité .
photo : Moana iti 
Tressage de collier avec de la fibre de coco ( festival des Tuamotu - Tahiti )
Photo : Moana iti 
Séance d'apprentissage de Toere pour ces jeunes enfants d'une école de Papeete
Photo : Moana iti 
Un vieux bateau de pêche qui fini de rouiller au mouillage dans la petite baie de Vaitupa
( Fa'a'a - Tahiti ) le terrain de jeu parfait pour les jeunes du voisinnage .
Photo : Moana iti 

Saut a la corde groupé , belle cohésion et superbes sourires des enfants de mon quartier
( Paea-Tahiti )
Photo : Moana iti 

Un terrain de jeu flottant , un rêve de gamins . photo : Moana iti 
23 septembre 2012 , un Dimanche après-midi a Tahiti , la grande foire agricole annuel se prépare a Vaitupa ( Fa'a'a - Tahiti ) les exposants s'activent sous une chaleur épuisante , une petite pose mérité a l'ombre de cette petite cabane éphémère et quelle vue !
Photo : Moana-iti 

Le fa'arara ( lait de coco pur )


Le fa’arara est du lait de coco pur. Il est notamment préparé lors d’un repas 
tahitien soit pour être consommé avec les aliments tels que le ‘uru, le taro, la 
banane cuite, le fe’i, ou  soit pour être ajouté au poisson cru, au po’e, au fafa. 
C’est un peu la crème fraîche tahitienne. 


Ingrédients et matériels : (pour 2 personnes) 

- 2 cocos secs, 
- 1 râpe à coco, 
- 1 tissus propre. 



Préparation : 
  
- Décortiquer les cocos ou acheter 2 cocos déjà décortiqués. 
- Fendre en 2 les cocos et râper les parties des cocos dans un récipient. 
- Envelopper le coco râpé (la quantité contenue dans une paume de main) dans 
le tissu propre et pressé pour recueillir le lait. Renouveler l’opération jusqu’à 
ce qu’il n’y ait plus de coco râpé à presser.  
- Assaisonner et c’est prêt à être servi. 


Temps de préparation : 10 à 20 minutes


Photo : Moana iti 
Photo : Moana iti 
Photo : Moana iti 



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